Le CBG (cannabigérol) : la molécule précurseur

Le cannabigérol, abrégé en CBG, est un cannabinoïde du chanvre identifié dans les années 1960. On le décrit souvent comme la « molécule mère » de la famille, et cette expression a une justification chimique précise.

Pourquoi on l’appelle la molécule mère

Dans la plante, les cannabinoïdes n’existent pas sous leur forme finale mais sous forme acide. Tout part de l’acide cannabigérolique (CBGA), la forme acide du CBG. Au cours de la floraison, des enzymes convertissent ce CBGA en acide cannabidiolique (CBDA) ou en acide tétrahydrocannabinolique (THCA), qui deviendront à leur tour CBD et THC. Le CBG est donc le point de départ dont dérivent les autres.

Pourquoi il est rare

C’est la conséquence directe du mécanisme ci-dessus : plus la floraison avance, moins il reste de CBGA, puisqu’il a été converti. Dans une plante arrivée à maturité, le CBG résiduel se compte souvent en dixièmes de pourcent.

Deux voies permettent d’en obtenir davantage : la récolte précoce, avant que la conversion enzymatique ne soit achevée, et la sélection variétale de plants pauvres en enzymes de conversion. Ces deux voies expliquent le coût supérieur des produits riches en CBG.

Cadre légal

Le CBG n’est pas classé comme stupéfiant. Les produits qui en contiennent respectent le même plafond que le reste de la filière : THC < 0,3 %. Voir aussi nos fiches sur le CBD et le CBN.

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